Extraits de presse
  Fiche technique
Lettres à un jeune Poète
Affiche Lettres à un Jeune Poète
 
  DISTRIBUTION    

Auteur :
Rainer-Maria Rilke

Adaptation :
Bernard Grasset - Rainer Biemel

Collaborateurs artistiques :
Isabelle Le Nouvel
Florient Azoulay

Avec :
Niels Arestrup

Lumières :
Marie-Christine Soma

Costumes :
Megumi Carré

Son :
Olivier Innocenti

Une coproduction
Théâtre La Bruyère / Scène Indépendante Contemporaine (SIC)

 

 
 
PIÈCE de Rainer-Maria RILKE

NOTE D'INTENTION

Il y a une dizaine d'années, j'ai eu le sentiment d'être sauvé par ces lettres. J'allais mal et le livre arriva entre mes mains presque par hasard...
Il agit en silence et m'apaisa...

Aussitôt l'envie de le dire, de le partager me vint.
Je dus faire de multiples essais... Pouvait-on "parler" cette écriture ? Pouvait-on interpréter les tourments de son auteur ?
Assez vite je sus en tout cas qu'il ne serait pas question d'incarner Rilke mais d'essayer d'être un peu ses lettres.

Enfin, je trouvais le courage, l'audace de porter le texte sur scène, d'abord à Bruxelles, au Théâtre de Poche puis à Paris, aux Bouffes du Nord.
La rencontre exceptionnellement chaleureuse, émouvante entre le public et ce spectacle m'a profondément bouleversé et son souvenir ne m'a jamais quitté.

Dix ans plus tard Stephan Meldegg et Frédéric Franck m'offrent la possibilité de retrouver l'encre de Rilke, sa pensée, son amour si généreux, arraché à ses propres souffrances et sa parole lumineuse.

Voilà donc le centième anniversaire de ces lettres...

Puisse leur grâce traverser notre siècle et beaucoup d'autres.
Qu'il me soit permis de signaler que j'ai pris la liberté de raccourcir certains passages qui avaient d'avantage trait à la relation personnelle et intime de l'auteur et de son correspondant.

Niels Arestrup




AUTEUR
 
Rainer Maria Rilke

«Le souvenir de Rilke est maintenant devenu pareil à cette brise, qui rouvre comme une rose de Jericho le coeur desséché des solitaires.

Parce qu'il fut triste, notre amertume est moins grande;
nous sommes moins inquiets, parce qu'il vécut sans securité;
nous sommes moins abandonnés, parce qu'il fut seul.»


Marguerite Yourcenar

 



C'est une chance qu'en 1903, un poète de vingt ans -Franz Xaver Kappus- ait décidé d'envoyer au plus grand écrivain allemand avec Goethe et Hölderlin -Rainer Maria Rilke- une lettre où il doutait de sa vocation.
Il ne pouvait espérer plus belle écoute et plus juste accueil à ses incertitudes.
En effet, c'est avec une extrême délicatesse que Rilke répondra régulièrement durant cinq ans à ce jeune homme, qu'il ne rencontrera jamais.

Trois ans après la mort du Maître, en 1929, ce «Cher Monsieur Kappus» édite dix courriers que lui avait envoyés l'auteur des Elégies de Duino et les accompagne d'une courte et respectueuse préface.
Il décide d'intituler simplement ce recueil : Lettres à un jeune poète.
C'est un succès éditorial mondial qui ne s'est jamais démenti depuis.
Ce bréviaire de sagesse doit sa popularité à la profondeur des questionnements, à la simplicité de la langue.
Un souffle de génie le traverse.
Humble et magistral à la fois, il aborde toutes les grandes questions de l'éxistence :
l'amour, la mort, Dieu, la solitude, l'art, la sexualité.

Niels Arestrup ne nous propose pas une lecture des Lettres à un jeune poète.
Le comédien les connaît par c½ur, de c½ur.
Cet apprentissage de l'exigence de l'art, il a fait lui même et continue aujourd'hui, avec ce spectacle, d'en faire l'expérience.
Est-ce à dire «qu'il joue» Rilke ?
Non : il nous livre l'intimité de cette parole pleine d'intelligence, de bonté, d'humour, de colère.
Une pensée d'une générosité rare que nous donne à saisir l'acteur Niels Arestrup.

C'est plus que du théâtre, comme ces lettres sont plus que de la littérature.
C'est un événement pour tous ceux qui ne connaissent pas encore ce texte bouleversant mais aussi pour l'immense communauté des lecteurs des Lettres à un jeune poète.

     
SUR SCÈNE
     
Niels ARESTRUP
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  Niels ARESTRUP

Issu d'une famille modeste d'origine danoise, Niels Arestrup grandit en banlieue parisienne et intègre en 1969 le cours de Tania Balachova.
Il débute sa carrière au théâtre en 1973 dans La Famille de Lodewijk De Boer (mise en scène : Derek Goldby) avant d'apparaître pour la première fois au cinéma dans Miss O'Gynie et les hommes fleurs de Samy Pavel en 1973 puis dans Stavisky d'Alain Resnais (1974).
Par la suite il alterne le cinéma et le théâtre.

Au théâtre, Niels Arestrup a joué, notamment, sous la direction
d’Alain Barsacq (Crime et châtiment),
Alexandre Arcady (Hôtel Baltimore),
Roger Planchon (Gilles de Rais),
Derek Goldby (The Family, 1973 et B 29, 1986),
Claude Mathieu (Haute surveillance),
Gabriel Garran (Platonov, 1980),
P. Perran (L’Amant),
Peter Brook (La Cerisaie, 1981 - filmé et diffusé à la télévision, 1982),
Y . Bureau (La Dernière Nuit de l’été),
Andreas Voutsinas (Mademoiselle Julie, 1983, Fool for Love, 1985),
Maurice Bénichou (Dom Juan, 1984, Les Trois Soeurs, 1988),
Hans Peter Cloos (Le Radeau de la mort, 1987 et Quartett, 2005),
Andreï Konchalovsky (La Mouette, 1989),
Philippe Adrien (Sade concert d’enfer, 1989),
Pierre Pradinas (Le Misanthrope, 1990),
Bernard Murat (La Musica deuxième, 1995, Fernando Krapp m’a écrit cette lettre, 2000 et A chacun sa vérité, 2002),
John Berry (Qui a peur de Virginia Woolf ?, 1996),
Michael Blakemore (Copenhague, 1999 – prix du Meilleur comédien du Syndicat de la Critique), Jacques Weber (Phèdre, 2002),
Frédéric Bélier-Garcia (Une Nuit arabe de Roland Schimmelpfennig, 2002),
Jean-Claude Idée (L'Homme, la Bête et la Vertu, 2004).

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