Extraits de presse
  Fiche technique
Débats 1974 - 1981
Affiche Débats 1974 - 1981
 
DISTRIBUTION
PARISIENNE


Collaboration artistique :
Jean Marie Duprez

Concept :
Jacques Weber

Lumières :
Philippe Dupont

Costumes :
Brigitte El Bar


Avec :

Jean-François Balmer
François Mitterrand

Jacques Weber
Valéry Giscard d'Estaing

Vincent Debost
Le Journaliste



Production
Théâtre de la Madeleine


 
 

DEBATS 1974-1981
VALERY GISCARD D'ESTAING - FRANCOIS MITTERRAND

Collaboration artistique : Jean Marie DUPREZ
Concept : Jacques WEBER

NOTE D'INTENTION

Ils s'appelaient Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand.

Tous deux avaient un Labrador et une certaine idée de la France.
Avant d'accéder l'un et l'autre à la fonction suprême, deux débats restés fameux dans les annales de la télévision française les opposèrent, l'un en 1974, l'autre en 1981.

1974 était le premier débat du genre : théâtralisation du débat politique ? Match en direct ? finale au sommet ?
A ce curieux mélange, à cette joute oratoire, il fallait un vainqueur et un vaincu.
En 1974, Mr François Mitterrand présenté par Mr Giscard d'Estaing comme l'homme du passé fut vaincu - En 1981, Mr Mitterrand présenta Mr Giscard d'Estaing comme l'homme du passif et il fut vainqueur.
Dans l'un et l'autre cas «l'homme du passé» ne passait plus.

Simple illusion dialectique, écho irréversible de l'histoire ?
La question reste posée.

Bien plus que le coup d'½il «rétroviseur» sur ces deux débats d'un autre siècle, ou que le souvenir admiratif et amusé de telle ou telle passe d'arme devenue légendaire et pittoresque, c'est bien de théâtre qu'il s'agit.

Au théâtre on joue, au cinéma on a joué, disait Jouvet.

Désormais les archives vidéo témoignent que Mr Mitterrand et Mr Giscard d'Estaing ont joué en 1974 et en 1981. Le match en direct n'est plus.

Par la relecture d'un texte, désormais écrit et non plus improvisé, par
son interprétation de deux comédiens et non imitateurs, le théâtre revient au théâtre, on y joue notre temps, le temps d'un autre temps.

Pourtant c'est d'un siècle déjà lointain que deux vieux rois de la république animés de la passion de la France et de la victoire nous parlent et se livrent un combat acharné et quelque soient le sens et la science de l'effet, les effets de manche de chacun, le temps et l'histoire sont en marche, l'enjeu du spectacle et le spectacle de l'enjeu reste équilibré.

Là, où le direct était événementiel, le théâtre, ici et maintenant, redonne au texte sa dimension épique.
Au XXIème siècle, les glaces éternelles meurent, la banquise s'effondre, l'équilibre est rompu. La sur-inflation de l'image, la fabrique de l'événementiel occupent le centre du débat et bien souvent le c½ur des choses.
Quand les coupes de cheveux, les tailleurs et les talonnettes ont de plus en plus leurs mots à dire; la «libre-opinion» ne tranche plus guère qu'entre la jupe et le pantalon.

Sommes-nous au bout de la dérive ?
Deux miroirs nous sont tendus, la télévision et le théâtre. Ni l'un ni l'autre n'ont «le monopole du c½ur» et si le théâtre paraît souvent comme une chose du passé, il est dommage que dans le même temps la télévision soit perçue comme celle du passif.

Le débat reste ouvert et dans l'un et l'autre cas le passé sera vaincu.
Y aura-t-il un vainqueur ? Dieu seul... se tait.

Jacques WEBER


 
 
     
SUR SCÈNE
     
Jacques Weber
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Jacques WEBER

Jacques Weber est né le 23 août 1949 à Paris dans le 10ème arrondissement.
Dès l'âge de 11 ans, Jacques Weber monte des pièces de théâtre aux "Coeurs Vaillants " de la place des Ternes.
Après des études mouvementées -renvoyé des lycées Carnot et Pasteur- il suit des cours par correspondance jusqu'au B.E.P.C. L'année suivante il s'inscrit au Conservatoire municipal du 17 ème arrondissement. Là, il rencontre Jacques Spiesser, Francis Huster, Bruno Pradal.

A l'âge de 16 ans, Jacques Weber est passionné par tout ce qui concerne le spectacle : costumes, affiches et décors. Il possède en outre tous les disques enregistrés de Charles Dullin et de Louis Jouvet. Lorsque son père lui conseille de se présenter au concours du Centre dramatique de la rue Blanche ou de faire son service militaire, il passe le concours, le réussit, et obtient une dispense (il n'a que 16 ans).
L'année suivante, en 1969, il entre au Conservatoire national d'art dramatique et obtient la première place au concours d'entrée. Il travaille sous la direction de Robert Manuel.
Cette même année Jacques Weber rencontre Pierre Brasseur. Il jouera à ses cotés durant un an et demi : dans "Tchao" de Marc- Gilbert Sauvajon, puis dans "Un ange passe".
En deuxième année, il obtient le deuxième prix classique et le prix du théâtre étranger.
En troisième année, il reçoit un prix d'excellence à l'unanimité.
Il refuse la Comédie française, et choisit la Compagnie dramatique de Reims (animée par Robert Hossein).

En 1972 Costa Gavras lui offre un rôle au cinéma dans "Etat de siège" aux cotés d'Yves Montand et de Renato Salvatori.
De 1979 à 1985 Directeur du CDN de Lyon (Théâtre du 8ème)
Depuis 1986 Directeur du CDN de Nice
Chevalier de l'Ordre National du Mérite
Officier des Arts et Lettres
Chevalier de la Légion d'Honneur (1996)


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Jean François Balmer
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Jean-François BALMER

Théâtre :

Les Fourberies de Scapin de Molière, mise en scène Jacques Weber / Les Ressources Naturelles de Pierre Laville / A.A théâtre d’Arthur Adamov, Roger Planchon / Petites illustrations, Roger Planchon / Le neveu de Rameau de Diderot, Jacques Weber / Comme Avant de Pascal Jardin, Andréas Voutsinas / Mercredis trois-quarts de Helvio Soto, Maurice Garrel / La Mégère Apprivoisée de William Shakespeare, Jacques Weber / Le Mariage de Figaro et le Misanthrope, Françoise Petit / Pour un oui pour un non de Nathalie Sarraute, Simone Benmusa /
Une nuit de Casanova de Franco Cuomo, Françoise Petit / Cher Menteur de Jérôme Kilty, Isabelle Ratier / Mystification d’après Diderot, Jacques Weber / Pierre Dac, mon maître soixante-trois d’après les textes de Pierre Dac, Jérôme Savary / Moyen-Age de et mis en scène Michel Pascal / Le Faiseur de Balzac, Françoise Petit
(nomination Molière du meilleur comédien) / Novecento d’Alessandro Barricco, Franck Cassenti.

CINÉMA :
R.A.S., réalisation Yves Boisset / Le Mouton enragé, Michel Deville / La Menace, Alain Corneau (nomination pour le César du Meilleur Second rôle masculin) / L’ Adolescente, Jeanne Moreau / Flic ou Voyou, Georges Lautner / Une étrange affaire, Pierre Granier-Deferre / L’Africain, Philippe de Broca / Le Quart d’heure américain, Philippe Galland / Un amour de Swann, Volker Schloendorff / Le Sang des autres, Claude Chabrol / Urgence, Gilles Béhat / La dernière image, Lakhdar Hamina / La Révolution Française, Robert Enrico et Richard Heffron / Madame Bovary, Claude Chabrol / Dien Bien Phu, Pierre Schoendoerffer / Vent d’Est, Robert Enrico / Ma sœur chinoise, Alain Mazers / Le livre de cristal, Patricia Pattner / X,Y, réalisation Jean-Paul Lilienfield / Beaumarchais, Edouard Molinaro / La lumière des Etoiles Mortes, Charles Matton / Polar, Jacques Bral / L’amour ou presque, Patrice Gautier / Belphégor, Jean-Paul Salomé / Ce jour-là, Raoul Ruiz / Super-Ripoux, Claude Zidi.

TÉLÉVISION :
Jean-François Balmer a participé a de nombreuses télévisions, parmi lesquelles,
Les Poneys sauvages de Michel Déon, réalisation Robert Mazoyer / L’Or du Diable et l’Arithmétique impertinente de Jean-Louis Fournier / Le Proviseur du lycée d’Epinal de Marc Rivière.
Il est le héros de la série Boulevard du Palais sur France 2 depuis trois ans et vient de terminer le tournage de Pierre et Jean de Maupassant réalisé par Daniel Janneau.

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Vincent Debost
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VINCENT DEBOST

Formé au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique.

Au théâtre, il a joué sous la direction d'Olivier Treiner Le petit maître corrigé, Brigitte Jacques-Wajeman La Marmitte, Pseudolus, Matthew Jocelyn Dans l'intérêt du pays, Jacques Weber Cyrano de Bergerac, Jacques Lassalle La vie de Galilée, la Contreverse de Valladolid, L'Ecole de danse, RomainGray et Gergory Motton Loué soit le progrès, Hédi Tillette de Clermont Tonnerre Marcel B, Lucie Bérelowitsch L'histoire du soldat.

Il a mis en scène Naïves hirondelles de R. Dubillard au Théâtre du Rond-Point,

Le songe d'une nuit d'été de W. Shakespeare, lectures de Gherasim Luca.

Au cinéma, France Boutique de Tonie Marshall, La chambre des officiers de François Dupeyron, Alice de Grégoire Sivan.


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