Extraits de presse
  Fiche technique
La Danse de Mort
Affiche La Danse de mort
 
DISTRIBUTION
PARISIENNE


Auteur :
August Strindberg

Mise en scène :
Hans Peter Cloos

Avec :
Charlotte Rampling : Alice
Bernard Verley : Edgar
Didier Sandre : Kurt

Traduction :
Jean-Pierre Richard

Lumières :
Jean Kalman

Son :
Peter Ludwig

Vidéo :
Pierre Nouvel

Costumes :
Marie Pawlotsky

Décor :
Jean Haas

Un spectacle du Théâtre de la Madeleine


 
 

Pièce d'August STRINDBERG

NOTE D'INTENTION

... heureux et malheureux... solitaires et unis... amoureux et pleins de haine...
Après «Quartett» et «Le Caïman», à nouveau, j'ai choisi une pièce qui parle de la difficulté à vivre en couple, dans notre société. Le couple Merteuil et Valmont vit une « liaison dangereuse »; on jouit par le semblant d'amour, par la destruction de l'autre. Le philosophe - le caïman - étrangle sa femme après plus de trente années de vie commune.
August Strindberg décrit la danse de mort d'un couple qui vit ensemble depuis un quart de siècle. Ils se terrorisent, se blessent, se castrent; la haine comme revers obligatoire de l'amour... semble-il.
Pourquoi le capitaine et Alice, son épouse et ex-actrice, restent-ils ensemble? Sont-ils même heureux dans ce huis clos? Au premier regard, tout semble clair, établi. Mais un ancien ami, Kurt, vient les voir, après une longue absence. Amoureux d'Alice, il ne laisse plus transparaître ses sentiments, depuis qu'elle a épousé le capitaine. Il essaie tout au moins.
Charlotte Rampling, Didier Sandre et Bernard Verley, s'emparent d'une écriture qui révèle, sous la tragédie, un humour féroce et une tendresse immense pour ses personnages. Le jeu amoureux mené par les jeunes, Matthias Bensa et Ophelia Kolb leur propose un contrepoint ironique.
L'auteur écrit là une des plus profondes, une des plus terribles et belles pièces sur le combat que mène l'être humain pour vivre sa solitude. Le théâtre comme grand Art tente de rendre visibles les âmes.

Hans Peter CLOOS

 



AUTEUR
     

August STRINDBERG

August Strindberg, de son nom complet Johan August Strindberg, né le 22 janvier 1849 à Stockholm, mort le 14 mai 1912 à Stockholm, écrivain, dramaturge et peintre suédois. Il fait partie des auteurs suédois les plus importants, et est l'un des pères du théâtre moderne. Ses œuvres se classent parmi deux courants littéraires majeurs : le naturalisme et l'expressionnisme.

Marié à trois reprises, son caractère névrosé et hypersensible conduit chacune de ses unions au divorce.
Ses relations avec les femmes, orageuses, ses mots et actes ont souvent été vus comme misogynes autant par ses contemporains que par les lecteurs d'aujourd'hui. Cependant, il avait une rare connaissance de l'hypocrisie des attentes de sa société à l'égard des sexes, du comportement sexuel et de la moralité.
Le mariage et la famille étaient sous tension à l'époque de Strindberg, la Suède s'industrialisait et s'urbanisait à une allure folle.

Ses premiers écrits traitent souvent du rôle traditionnel donné aux sexes par la société, répartition qu'il qualifie d'injuste.
Il rompt avec le naturalisme et produit un travail influencé par le symbolisme, considéré comme un des pionniers de l'expressionnisme européen moderne, «La Danse de mort» et la «Sonate des fantômes» sont les pièces célèbres de cette époque.

«La Danse de mort» est aussi pour Strindberg, le moyen véritable de la percée parisienne, sur la scène de l'Oeuvre, par Fauchois et Mayane, c'est la pièce qui le fait connaître au public français et instaure dès lors une soif croissante de ses œuvres dont on appréciera l'incroyable nouveauté, la liberté de style autant que la modernité des personnages qui s'éloignent du caractère, se raffinent, portent en chacun des lambeaux de l'autre, tout comme après une explosion.
«La danse de mort» est aussi et surtout la pièce que Bergman préfère, sans pour autant avoir pu la monter (de lourds problèmes financiers l'obligèrent à en interrompre les répétitions pour ne jamais les reprendre).
On sait moins que Strindberg était également peintre, photographe, alchimiste, et télégraphiste.

Etudiant, avant de devenir écrivain, il a travaillé comme assistant dans un atelier de chimie à l'université de Lund au sud de la Suède.
Il est mort d'un cancer en 1912, est enterré à Stockholm.

 

 
 
 
MISE EN SCÈNE
 

Hans Peter CLOOS

Auteur-réalisateur et metteur en scène

Né dans les faubourgs de Stuttgart. Formation de comédien à la Kammerspiele de Munich. Commence à pratiquer le théâtre à la Mama de New York. Fondateur du groupe théâtral indépendant le plus important de la République Fédérale d'Allemagne des années 70 : «le Rote Rübe».
On a pu voir en France «Terror», «Paranoïa» et «Amour, Mort, Hystérie», il présente en 1979, aux Bouffes du Nord, Paris, «Die Dreigroschen Oper» de Brecht/Weill, Prix de la Critique.

Il explore et illustre quelques œuvres clefs du théâtre allemand contemporain, des années 2O aux racines de l'écriture moderne, avec Fleisser, Horvath, Wedekind et Brecht... des Opéras et des oeuvres contemporaines, avec H. Achternbusch, T. Brasch, E. Jelinek, Heiner Müller et Harald Mueller... et des classiques avec
W. Shakespeare, Goethe, Molière, Lautréamont...

«Le Cid» de P. Corneille, Juin 2006, Theater Baden-Baden.
«Cabaret Schoenberg» de Arnold Schoenberg, Mars 2006, Montclair Theatre, New York.
«Le Caïman» de Antoine Rault, Théâtre Montparnasse, Paris, Novembre 2005/06,
(nomination au Molière 2006 pour la mise en scène).


«Monsieur Kolpert» de David Gieselman et «Tatouage» de Dea Loher, 20ème Théâtre, Paris, 2005.
«Les sept péchés capitaux» de Brecht/Weill, chorégraphie Jean-Claude Gallotta avec Meret Becker, MC2 Grenoble et MC93 Bobigny.
«Quartett» de Heiner Müller avec Niels Arestrup, Dominique Valadié, Théâtre de l'Athénée Paris.
«Déjeuner chez Wittgenstein» de T. Bernhard, avec P. Vaneck, C. Rich, E. Scob, Théâtre de l'Athénée, Paris, Théâtre Montparnasse, Paris.
«Pierrot Lunaire» de A. Schoenberg, Théâtre de la Tempête, Paris.
«Manhattan-Medea» de D. Loher, Théâtre du Rond-Point, Paris.
«Extrême nudité» de C. Liou, Théâtre Essaïon, Paris,
«Ein Sportstück» de E. Jelinek, Reithalle Opéra Bern, Suisse.
«Troades» de A. Reimann, Opéra de Bern, Suisse.
«Richard III» de W. Shakespeare avec Richard Bohringer, Opéra de Massy
«Cabaret Schoenberg» de A. Schoenberg, Opéra de Bordeaux
«Lulu» de Frank Wedekind, avec Romane Bohringer, Théâtre National de Chaillot
«Die Winterreise» de Franz Schubert, avec Christian Boltanski, Brooklyn Academy of Music, New York.
«Les Belles endormies» de Kawabata avec Christian Boltanski, Festival d'Automne, Paris.
«Merlin» de T. Dorst, Staatstheater Karlsruhe.

«Roméo et Juliette» de W. Shakespeare, Théâtre Gymnase, Marseille, première le 13 novembre 1995,
Théâtre du Rond-Point, Paris.
«Voyages d'Hiver» Opéra de C. Boltanski et H. P. Cloos, Opera Comique, Paris.
«La Marie Vison» de S. Terayama, PARCO THEATRE-Tokyo
«Euryanthe» Opera de Carl Maria von Weber, Festival Aix-en-Provence.
«Cabaret Valentin» de Karl Valentin, Théâtre National de Chaillot, Paris.
«Les Chants de Maldoror» de Lautréamont, Théâtre Paris-Villette.
«Le Malade imaginaire» de Molière, production Théâtre National de Chaillot, Paris. «Elegie for young lovers» Opéra de H. Werner Henze, Städtische Bühnen Krefeld.
«La vie de Gundling» H. Muller, Städtische Bühnen Wuppertal.
«Quartett», H. Müller, Schillertheater, Berlin.
«Mon Herbert» de H. Achternbusch, Production Théâtre de L'Europe, Paris.
«Richard II», W. Shakespeare, Schillertheater, Berlin.
«Totenfloss» de H. Mueller, Städtische Bühnen Krefeld.
«Othello» de W. Shakespeare, MC 93-Bobigny.
«Mercedes» de T. Brasch, Production Théâtre National Populaire Villerbanne, repris au Théâtre de la Ville, sous l'égide du Festival d'Automne.
«Mahagonny» Opéra de Weill / Brecht aux Bouffes du Nord, Paris.
«Purgatoire à Ingolstadt» de Marie Louise Fleisser, Théâtre de la Commune, Aubervilliers.
«Casimir et Caroline» de Ödon von Horvath - Théâtre National de la Région Nord-Pas-de-Calais, Lille.

«Susn» de H. Achternbusch - Créé au Festival d'Avignon, en juillet 1981.

«Die Dreigroschen Oper» (L'opéra de Quat'sous) de K.Weill / B.Brecht, Bouffes du Nord, Paris,
spectacle qui lui vaut le Prix de la Critique, en mars 1979.

 

     
     
SUR SCÈNE
     
Charlotte Rampling
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Charlotte Rampling

Théâtre

2004 THE FALFE SERVANT (LA FAUSSE SUIVANTE) - MARIVAUX Mise en scène Jonathan KENT

2003 PETITS CRIMES CONJUGAUX - Eric-Emmanuel SCHMITT Mise en scène Bernard MURAT et en tournée

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Bernard Verley
 
 

Bernard Verley

Théâtre

CONVERSATIONS APRES UN ENTERREMENT - Yasmina Reza - Mise en scène Gabriel Garran
DOUX OISEAU DE JEUNESSE - Tennessee Williams - Mise en scène Philippe Adrien
LA RONDE - Arthur Schnitzler - Mise en scène Frédéric Bélier-Garcia
LES BRAISES - Mise en scène Didier Long
LA GRIFFE - Claude D'Anna & Laure Bonin - Mise en scène Annick Blancheteau
ITINÉRAIRE BIS - Xavier Daugreil - Mise en scène Stephan Meldegg
UN MESSAGE POUR LES CŒURS BRISÉS - Grégory Motton -
MEDÉE - Euripide - Mise en scène Jacques Lassalle
LA CONTROVERSE DE VALLADOLID - Jean-Claude Carrière - Mise en scène Jacques Lassalle
LE TEMPS ET LA CHAMBRE - Botho Strauss - Mise en scène Patrice Chéreau
ROSES ROUGES POUR MOI - Mise en scène Jean Vilar
TRENCAVEL - Mise en scène Jean Mercure
LA MORT DE DANTON - G. Buchner - Mise en scène Jean Deschamps
ON NE BADINE PAS AVEC L'AMOUR - Alfred de Musset - Mise en scène Jean Deschamps
LE DISTRAIT - Mise en scène Gabriel Garran
LE CID - Corneille - Mise en scène Jean-François Rémi
LA TERRE EST RONDE
TANGO
LES MOUCHES - Mise en scène Jean Deschamps
DON JUAN - Molière - Mise en scène Stellio Lorenzi
L'ÉTOILE DEVIENT ROUGE - Mise en scène Gabriel Garran
ORPHÉE - Théâtre des Tréteaux de France
VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT - Céline -
LA MOUETTE - Tchekhov - Mise en scène Ottomar Krejka
HAMLET - Shakespeare - Mise en scène Ottomar Krejka
LES TÉMOINS - Georges Soria
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Didier SANDRE
 
 

Didier SANDRE

Théâtre

Il a participé aux grandes aventures du théâtre subventionné de ces trente dernières années avec Catherine Dasté, Michel Hermon, Bernard Sobel «Dom Juan», «La tempête», «Le Précepteur», «les Paysans», Jorge Lavelli «Conte d'Hiver», «Maison d'arrêt», Jean-Pierre Miquel «Sur les ruines de Carthage», «Contre-jour», Jean-Pierre Vincent «Le Mariage de Figaro», Maurice Béjart
«Le Martyr de Saint-Sébastien», «La IXème Symphonie», Giorgio Strehler
«L'Illusion», «Concerto à 4 voix», Patrice Chéreau «Peer Gynt», «Les Paravents», «La Fausse Suivante» Luc Bondy «Terre Etrangère», «Le Chemin Solitaire», «Phèdre» et Antoine Vitez «L'Ecole des Femmes», «Tartuffe», «Dom Juan», «Le Misanthrope», «Le Soulier de Satin».

En 1987, le Syndicat de la critique lui a décerné son prix du meilleur acteur pour
«Madame de Sade» de Mishima «Le Mariage de Figaro» de Beaumarchais et le
«Soulier de Satin» de Claudel.


Au théâtre privé, il a joué «Partage de Midi» de Claudel, «Célimène et le Cardinal» de J. Rampal, «Contre-jour» de J.C Brisville.

En 1996 il a reçu le Molière du meilleur acteur pour le rôle d'Arthur Goring dans «Un Mari idéal» d'Oscar Wilde.

Récemment, il a joué «Dîner entre amis» de Donald Marguliès, Becket dans «Becket ou l'honneur de Dieu» de Jean Anouilh, «les Couleurs de la vie» de l'auteur australien Andrew Bovell, Titus dans «Bérénice» de Racine mis en scène par Lambert Wilson aux côtés de Kristin Scott Thomas, le «Laboureur de Bohême» de J. von Saaz au TNP, mise en scène de Christian Schiaretti, «Monsieur Chasse» de G. Feydeau, «La femme d'avant» de R. Schimmelpfennig aux Théâtre des Célestins de Lyon mis en scène par Claudia Staviski, «Ma vie avec Mozart» de E.E Schmitt au Théâtre Montparnasse mis en scène par Christophe Lidon.