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  Fiche technique
Une Histoire de Clés
Affiche Une Histoire de Clés  
extraits de presse  
     
  Elle  
 

De l'affaire Courjault à la petite Maddie, en passant par la polémique autour du roman de Marie Darrieussecq, il aura été beaucoup question des mères ces derniers temps.

«Une histoire de clés», de et avec Nathalie Akoun, ajoute une pièce au dossier : quelle est la limite qui distingue l'amour maternel «normal» de la passion pathologique ?

Sur la scène du Ciné 13, une femme est seule, elle parle de ses enfants, de tous les gestes qu'elle a pour eux, du père qui les a laissés tomber... Petit à petit, le doute s'insinue, jusqu'à la terrible révélation finale qui expliquera pourquoi cette mère est incarcérée. Bonjour l'angoisse !

Sandra Basch - ELLE - le guide culturELLE

 
     
     
  Le Point  
 


Seule en scène, perchée sur un haut tabouret et comme perdue dans son grand imper, cette jolie blonde livre son histoire, une histoire de clés sans importance... ou presque. Elle a commis une faute, elle, la «maman normale» qui aime tant ses enfants, trop peut-être, au point de ... Son récit, un torrent de mots tourmentés, hypnotique, poignant, prend soudain des airs de thriller, puis revient au ton de la confidence, aux doutes redoutables de cette mère célibataire. Durant un peu plus d'une heure, l'excellente comédienne-dramaturge Nathalie Akoun nous tient en haleine, magnétique, jusqu'au bout de son drame.

M.A - LE POINT

 

 
     
     
     
  Le Monde  
 


Nathalie Akoun est une femme qui sait parler des femmes. Son personnage est une mère de famille qui élève seule ses enfants. Le départ du père ne lui pèse pas.
C'est le géniteur qui lui manque. Des enfants elle voudrait en porter un chaque année, si elle le pouvait. On ne sait pas combien elle en a, mais ce n'est pas la question.
La question c'est une clé, qu'elle laisse un soir sur la porte d'entrée de l'appartement. Son fils adolescent sort, boit un peu trop et se fait prendre par la police. La mère se retrouve au commissariat. Elle se défend et défend surtout son «petit». Avec ses mots, les mots d'une femme sans recours social, mais armée d'un amour fou.

Ces mots de peu, Nathalie Akoun a su les trouver. Sans jamais verser dans le misérabilisme ni faire croire qu'elle parlerait d'un problème - la banlieue ou les femmes seules. Son texte est écrit comme une fable d'aujourd'huiqui en appelle lointainement à Médée et surtout à l'humain. C'est elle qui le joue, bien.
Elle a un ton.

Brigitte Salino - LE MONDE