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Extinction
Extinction
extraits de presse  
     
  LES INROCKUPTIBLES  
 


Merlin l'enchanteur

Immense acteur, Serge Merlin fait entendre en maître passeur la voix unique de Thomas Bernhard. Eblouissant.
Serge Merlin restitue (...) les nuances et la respiration si particulière, mélange de tension obsessionnelle et d'humour sarcastique, de l'écrivain autrichien. (...) A la fois concentré et léger, intense et volubile, Serge Merlin anime de son souffle les humeurs charriées au fil de cette longue phrase infiniment emportée et déportée par les rages et les sarcasmes, mais aussi parfois curieusement apaisée. Ebloui et charmé, on ne se lasse jamais de l'écouter.Nora.

HUGUES LE TANNEUR 10 mars 2010 - LES INROCKUPTIBLES


 
     
     
  RUE89  
 


Serge Merlin allume « Extinction » de Thomas Bernhard

Ce que fait Merlin, assis derrière une table entre quatre projecteurs, relève d'un genre inclassable et innommable : ni spectacle, ni lecture. Comme si les mots de Thomas Bernhard avaient un corps et une âme, comme si la gorge, le visage et les bras de l'acteur faisaient ch½ur pour dire Extinction.
Du mugissement au rugissement, Merlin épouse les méandres de ce texte marqué par la mort (parents, frères, oncle), la détestation et la filiation.
Le narrateur-écrivain dit anéantir les siens et la propriété familiale «et en même temps, je me décompose moi-même, je me désagrège, je m'anéantis, je m'éteins» écrit Bernhard. (...) Merlin avance par houle et ressac, envolées brutales et abattements soudains.
Le corps se recroqueville pour mieux jaillir, le texte exulte : "Dans Extinction, on a le sentiment que Bernhard arrive au bout de lui-même, au bout de son ½uvre.
Il parvient comme à se réconcilier avec le matériau de ce qu'il produit mais aussi l'humaine nature qui l'a conduit à être dans l'horreur de ce qu'il est et qu'il se doit de traverser. Et là, il l'avoue tout simplement, c'est-à-dire les bras lui en tombent et il donne tout ce qu'il peut donner."


JEAN-PIERRE THIBAUDAT - 11 mars 2010 - RUE89

 
     
     
  L'Humanité  
 


Serge Merlin lit Extinction (Auslöschung), de Thomas Bernhard.
Il s'agit d'une réalisation de Blandine Masson et Alain Françon, l'adaptation étant de Jean Torrent. De Bernhard, Serge Merlin est en langue française le truchement élu, comme le double même de l'imprécateur autrichien aux diatribes composées telles des partitions de musique savante. C'est une question de souffle, pneumatique au sens étymologique. De ces fragments d'autobiographie dans lesquels l'auteur vomit son village d'enfance et sa famille en tant que nids répugnants du national-socialisme, il tire des accents proprement inouïs, comme d'un violoncelle qu'il serait lui-même, avec l'archet dans la gorge.
Nous voici au c½ur même du tragique fait homme dans un grand rire noir.
L'art, à cette hauteur, provoque une sorte de bénéfique vertige.
Les voix confondues de ces deux êtres hanteront à jamais ceux qui tendent l'oreille.

JEAN-PIERRE LEONARDINI - 15 mars 2010 - L'HUMANITE



 
     
     
  LE QUOTIDIEN DU MEDECIN  
 


Haute flamme

Serge Merlin lit avec une sensibilité qui éclaire le texte si âpre du grand écrivain autrichien. Un très grand moment de théâtre.
(...) Aujourd'hui, au Théâtre de la Madeleine, le miracle se reproduit d'une interruption de la poésie dramatique, par la seule voix d'un interprète immense (...) Serge Merlin est dans la précision, la retenue, mais ne craint jamais l'irruption de la colère. (...) On est suspendu, fasciné, emporté. Superbe !

ARMELLE HELIOT - 17 mars 2010 - LE QUOTIDIEN DU MEDECIN