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Miam Miam
Miam miam
extraits de presse  
     
  Le Figaro  
 


Édouard Baer, dans le sillage des Branquignols


Édouard Baer excelle dans de nombreuses activités, mais sa préférée est sûrement celle de chef de troupe. Avec «Miam Miam», à Marigny, il imagine une situation absurde et désopilante en compagnie de bons comédiens. Il pourrait aller plus loin !

Il joue de son charme. C'est un enjôleur. Qu'il paraisse, même engoncé dans une robe de chambre rouge digne de Labiche, et l'on sourit ! Il se joue de son grand talent. Un physique de séducteur, une élégance dans le mouvement, une voix très particulière qu'il module avec des coquetteries de chat aristocratique, des sourires désarmants qui disent bien l'ambiguïté savamment entretenue de son «personnage».

Auteur dramatique, chroniqueur ? Il n'a jamais voulu choisir. Sans doute l'une de ses activités préférées est-elle celle dont il nous offre un exemple, ces temps-ci, à Marigny : chef de troupe, meneur de bande. Il adore !

Avec Miam Miam dont on ne vous révélera pas l'argument car le bonheur est dans l'énormité guillerette des situations, il démarre sur les chapeaux de roue, digne rejeton des Branquignols, embarque avec lui d'excellents interprètes, Atmen Kelif, Philippe Duquesne, Léa Drucker et sept autres petits soldats de l'indiscipline considérée comme l'un des beaux-arts. Mais en route, il se lasse. Il bâcle. On s'en fiche pas mal ! On lui pardonne tout, il est craquant d'intelligence.

Armelle Héliot 22/12/2009 - Le Figaro

 
     
     
  Le Parisien  
 


Théâtre

« Miam Miam », voilà Edouard Baer
Charlotte Moreau - 14.12.2009

Il y a des habitudes qui sont bonnes à prendre. Comme de ne plus passer un hiver sans un spectacle d'Edouard Baer. Après « la Folle et Véritable Vie de Luigi Priz- zoti » et « Looking for Mr. Castang », voici le dernier volet de sa trilogie poético-burlesque : l'hilarant « Miam Miam », installé pour trois mois au Théâtre Marigny (1) avant une tournée automnale.
L'histoire d'une troupe de comédiens obligée, à la suite d'un quiproquo, de recycler en deux heures son théâtre en bistrot. Dans ce chant d'amour à la restauration et au genre humain se croisent un cochon en peluche, une marionnette oppressante, une serveuse suicidaire et bien sûr Luigi, l'alter ego scénique d'Edouard. Le tout se déroule sur fond de danse folklorique et de chansons signées Julien Baer, son frère. Le chef nous donne la recette de son nouveau spectacle.

« Miam Miam », le film ? « La pièce commence comme un faux Feydeau. C'était un rêve de gamin, de jouer du boulevard au premier degré, avec un rôle à la Jean Poiret, mélange d'autorité et de mauvaise foi. J'ai voulu faire un effort de narration par rapport à Looking for Mr Castang, dont j'avais mis un mois à être satisfait, bien après que toute la presse et les copains furent venus... Les gens ont envie qu'on leur raconte une histoire plutôt que de voir une succession de sketchs. C'est la première fois qu'on me dit : Tiens, ça pourrait faire un film. Et j'y pense. »

Spectacle et restauration, même combat. « Il y a une vraie analogie entre la restauration et le milieu du spectacle. Comme un comédien, un serveur entre en scène et donne tout pendant deux heures. Je n'ai pas ouvert de restaurant (2) pour rien, je me plais énormément dans ce monde-là. Parler aux chefs de leurs produits, espionner les conversations en m'asseyant seul au comptoir... Il faut d'ailleurs dire cette intelligence des barmen, qui savent à quel moment tu as envie de discuter ou pas. C'est ça leur vrai métier, plus que de préparer des cocktails. »

Troupe toujours. Après les 21 participants de « la Folle et Véritable Vie de Luigi Prizzoti », « Miam Miam » se contente de « seulement » 11 comédiens. Tous des proches d'Edouard Baer (lire encadré ci-contre) et tous acteurs. « Il n'y a plus de numéros de music-hall. Ça permet de jouer avec plus de précision. » Mais après avoir donné son coup d'envoi à Nice début décembre en configuration minimale, le spectacle s'enrichit à Marigny de quelques invités surprises. Désormais une habitude chez Baer.

Le Parisien