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  Fiche technique
La dernière Conférence  de Vivien Leigh
La dernière Conférence  de Vivien Leigh
extraits de presse  
     
  Le Figaro  





Autant en emporte Vivien Leigh

Dans « La dernière conférence de presse » Caroline Silhol incarne la star d' « Autant en emporte le vent ». Un joli rendez-vous à la Comédie des Champs-Elysées.

Une affiche d'« Autant en emporte le vent » habille la scène du Studio des Champs-Elysées. Un projecteur, deux fauteuils club, un bouquet de fleurs blanches posé sur une table ronde auprès d'une carafe d'eau. Le décor d'Antoine Malaquias est prêt à accueillir la dernière conférence de presse de Vivien Leigh, l'inoubliable Scarlett O'Hara, morte en 1967. Chic en diable dans une robe ivoire, cheveux relevés, trois rangs de perles autour du cou, Caroline Silhol interprète cette grande figure du cinéma et du théâtre. Elle est également auteur de l'adaptation française du texte de Marcy Lafferty. « Non, il n'y a pas de question taboue, mais j'apprécierais qu'on ne me demande pas quel rôle je jouais dans « Autant en emporte le vent »... Mon premier mari, je l'ai rencontré à 18 ans... »
La comédienne fait oublier sa blondeur en prêtant son humour à celle qui est née Vivien Mary Hartley le 5 novembre 1913 à Darjeeling. Elle se remémore son existence. Avec force détails. Dès son plus jeune âge, elle ne rêve que de théâtre. « C'est comme jouir et être payé pour ça » disait Laurence Olivier, pour lequel elle quittera mari et enfant. Elle fut Lady Hamilton, Anna Karenine et plus tard Blanche Dubois au cinéma et Cléopâtre et Lady Macbeth sur les planches, mais le rôle qui la propulse au rang de star reste celui de la fière héroïne de Tara.
« Je jouerai Scarlett, je suis Scarlett » se promet Vivien Leigh en découvrant le roman de Margart Mitchell. Par le menu elle conte comment elle parvient à ses fins, puis les aléas du tournage. Dont la succession de réalisateurs et ses relations avec son partenaire Clark Gable qu'elle battait régulièrement au backgammon. Un oscar couronnera son interprétation.
Dirigée par Michel Fagadau, Caroline Silhol a autant de classe que Vivien Leigh et tient le public en haleine pendant une heure vingt.

Nathalie Simon.
LE FIGARO


 
     
     
  Le Parisien  
 



Autant en emporte Vivien

Aussi blonde que l'héroïne d'« Autant en emporte le vent » était brune, Caroline Silhol, actrice malheureusement trop rare, réussit le tour de force et de grâce de nous précipiter dans la vie mouvementée et tragique de Vivien Leigh, une actrice mondialement célèbre et cependant très mal connue. La partie n'était pas jouée d'avance et pourtant, pendant une heure et demie, le public se laisse capter par la prestation en solitaire de la comédienne.

Rattrapée par la folie

Avec comme unique décor une affiche géante du film mythique, à l'origine de la gloire de Vivien Leigh, Caroline Silhol nous fait entrer dans la peau et les mots - pas toujours si châtiés - de la jeune anglaise, née dans l'empire des Indes et épouse de Sir Laurence Olivier, un des monstres sacrés du théâtre britannique. Elle nous propulse sur les plateaux de tournage du film culte et nous en apprend de belles tant sur Clark Gable - inoubliable Rhett Butler, amoureux passionné de Scarlett O'Hara - que sur les codes de moralité en vigueur dans les années 1940 et 1950 à Hollywood.
Une dizaine d'année après, c'est la fragile Blanche Dubois qui embarque Vivien Leigh dans « Un tramway nommé désir » aux côtés du ténébreux Marlon Brando. Blanche comme Vivien sont finalement rattrapés par la folie. Crises de démence, électrochocs... Vivien Leigh disparaît un sombre jour de juillet 1967 en remerciant Scarlett de la laisser vivante pour l'éternité.

Jannick Alimie.
LE PARISIEN