Extraits de presse
  Conditions techniques
Gould - Menuhin
Gould - Menuhin
 
DISTRIBUTION
PARISIENNE


Sur une idée originale
d'Ami Flammer

Conception du spectacle :
Christiane Cohendy,
Ami Flammer et
Charles Berling

Mise en scène :
Charles Berling et
Christiane Cohendy

Avec :
Charles Berling
(Glenn Gould)
Ami Flammer
(Yehudi Menuhin)

Dramaturgie et
Collaboratrice artistique :
Florence Bosson
Scénographie :
Christian Fenouillat
Vidéo :
Pierre Nouvel
Créateur lumière :
Bertrand Couderc
Créateur son :
Jean Damien Ratel
Créatrice costumes :
Mirna Rossi

Production :
Théâtre Liberté
coproduction :
Théâtre National
La CRIÉE, Marseille
Théâtre Princessse Grace,
Monaco
Les Théâtres de la Ville
du Luxembourg

 


Sur une idée originale d'Ami Flammer



NOTE D'INTENTION


Un duo et un duel amoureux,



Amour d'Ami Flammer pour ces deux génies dont l'immense célébrité ne s'éteint pas : Yehudi Menuhin, violoniste et philanthrope, Glenn Gould, pianiste et penseur libre, réinventeur de l'écoute du piano ; amour de Charles Berling pour le théâtre et son pouvoir de donner vie aux enjeux les plus excitants, dans une confrontation avec d'autres formes d'expression, ici jusqu'à la plus subtile et la plus impalpable, la musique.


Le duo naît de la conversation, de l'amitié curieuse et féconde, pariade incessante où s'apprivoisent l'un et l'autre, les uns et les autres, au fil du temps, dans l'enthousiasme du projet ; il se poursuit par la conversation entre les cordes et les touches, leurs voix et leurs timbres, dans une danse aux mille pattes, les doigts d'Ami, les mains de Charles, les doigts de Jean-Claude Pennetier... et le duel s'y engage d'emblée : Gould et Menuhin se respectent et s'admirent, mais pensent et interprètent la musique de manière radicalement opposée. Charles et Ami, déployant leurs arts respectifs, s'engagent donc dans une lutte pour le territoire, allégorie de la controverse entre les deux grands hommes, enfants et adultes prodiges de notre temps.


Charles, metteur en scène, plus Gould que Gould, investit la scène d'un arsenal technique propre à la modernité, images et médiations sonores déclinées, et, acteur, décrit l'espace par son geste, sa foulée conquérante, son imagination électrique, ses sciences du plateau. Ami s'adresse au public à voix nue et raconte Menuhin, ses riches heures et ses tourments, raconte l'antique instrument, dans un évident désir de partage qui l'apparente à Yehudi, et, insoucieux des images et du temps, il joue, joue du violon.


La rencontre, historique, à l'invitation du plus jeune des deux musiciens, du plus désirant, aura lieu sur terrain gouldien. Bach, Beethoven, Schoenberg les réunissent dans une tension de Samouraï. Le débat s'exprime et vibre musicalement.


Un « Ariel » féminin/masculin, en la personne d'Aurélie Nuzillard, se prête aux jeux de l'un comme de l'autre et désamorce l'affleurement des gravités par des relances candides et l'espièglerie de ses propositions. Il fallait bien à la coexistence de nos deux monstres un agent de liaison délicatement shakespearien.


Gould / Menuhin, autant dire une impossible représentation, l'évocation ne se veut pas exhaustive, ne prétend pas à l'incarnation. Rien ne s'achève, tout prend allure de fugue et de répétition. Ce fut un chemin d'approche, une progression joueuse et réfléchie vers deux êtres dont la résonance perdure grâce au pouvoir de l'enregistrement et dont les portraits dans nos mains tremblent encore, tant par le feu de leur stimulation et l'émotion de notre reconnaissance, que par la distance qui fatalement nous sépare de ces deux merveilles d'humanité.


Christiane Cohendy



 


MISE EN SCÈNE ET SUR SCÈNE
     
Charles Berling


 

 

Charles Berling

C'est au sein de sa troupe de théâtre de lycée à Toulon que Charles Berling découvre la comédie. Écoutant l'appel de la vocation, le jeune homme s'inscrit à l'Insas, à Bruxelles (Institut national supérieur des arts de la scène) avant de faire son apparition en 1982 dans Meurtres à domicile de Marc Lobet et de se faire remarquer dans Petits arrangements avec les morts en 1993.
Il incarne ensuite le mari d'Emmanuelle Béart dans le dernier film de Claude Sautet, Nelly et Monsieur Arnaud.

Mais c'est Patrice Leconte qui le révèle au grand public dans Ridicule, en 1995, un rôle pour lequel il obtient sa première nomination en tant que Meilleur acteur aux César. Les demandes des réalisateurs s'enchaînent alors.
Il tourne pour Anne Fontaine (Nettoyage à sec), Patrice Chéreau (Ceux qui m'aiment prendront le train), Cédric Kahn ( L' Ennui ), Gérard Depardieu (Un pont entre deux rives), Frédéric Schoendoerffer (Scènes de crimes, Agents secrets), Olivier Assayas (Les Destinées sentimentales, Demonlover, L' Heure d'été) ou encore Diane Kurys (Je reste !).

Prêtant sa voix à La Marche de l'empereur' Charles Berling n'oublie pas ses premières amours, le théâtre, et signe la mise en scène de Caligula d'Albert Camus, présenté au théâtre de l'Atelier à Paris. Après deux années plus calmes dans sa carrière cinématographique, il revient sur grand écran en 2008 dans trois longs métrages : Caos calmo d'Antonello Grimaldi, Les Murs porteurs aux côtés de Miou-Miou, et Par suite d'un arrêt de travail… où il donne la réplique à Patrick Timsit.

La même année, on le retrouve sur les planches. Il joue et met en scène Fin de partie de Samuel Beckett, toujours au Théâtre de L'Atelier. Un an plus tard, il évolue sur scène dans La Marche de Koltès, mise en scène par Michel Didym. En 2010, Berling décroche un rôle dans L' Infâme de Roger Planchon (mise en voix de Jacques Rosner) et dans Le Donneur de bain de Dorine Hollier (mise en scène Dan Jemmett) côté théâtre, dans Krach de Fabrice Genestal et Insoupçonnable de Gabriel Le Bomin côté cinéma.

Le metteur en scène Jean-Louis Martinelli fait ensuite appel à lui en 2011 pour un rôle dans Ithaque de Botho Strauss. On retrouve par ailleurs le comédien français devant la caméra de Danielle Abib (Chambres d'hôtel) et de Safy Nebbou (Mauvaise herbe).

À la rentrée 2011, son tout premier roman, Aujourd' hui, maman est morte, paraît chez Flammarion. Il s'agit d'un récit autobiographique dans lequel l'acteur évoque l'histoire de sa mère, directement liée à l'époque coloniale du Maroc.