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  Fiche technique
La Venus Au Phacochere
La Vénus au phacochère
extraits de presse

     
  Télérama  
 


Misia Godebska (1872-1950), musicienne, égérie des artistes et figure mondaine de la Belle Epoque aux Années folles, fut une des femmes les plus portraiturées de son temps, posant pour Bonnard, Toulouse-Lautrec, Renoir... Elle a fait l'objet récemment d'une exposition au musée d'Orsay. Christian Siméon s'empare du personnage dans un texte qui fait aussi revivre son mari, Thadée Natanson, directeur de La Revue blanche, son amie G et un homme assez abject, le financier Alfred Edwards. La pièce prend une résonance féministe avec cette pianiste que son mari oblige à jouer anonymement dans des galas de bienfaisance, mais qui ne s'en laisse pas compter. Alexandra Lamy, la célèbre Chouchou, se révèle une très bonne comédienne qui incarne avec beaucoup de fluidité et de force les différents personnages et donne un charme fou à ce personnage exceptionnel.

Sylviane Bernard-Gresh


 
     
     
  Le Parisien  
 


Alexandra Lamy brille en solo

Cette fois c'est son heure. Et elle en tire le meilleur. Alexandra Lamy seule en scène au Théâtre de l'Atelier dans « La Vénus au phacochère », incarne Misia Sert, sa meilleure amie et son mari, la pièce raconte comment cette femme apparemment libre, mariée à l'intellectuel Thadée Natanson, va céder aux avances de l'homme d'affaires Alfred Edwards, qu'elle trouve pourtant répugnant.
En tailleur-pantalon noir, l'ex-Chouchou évolue au milieu de chaises superposées en vrac et d'un lustre échoué sur le sol. Son jeu précis, varié, nuancé, sert à merveille le texte de Christian Siméon, qui monte en puissance sur une heure quinze : futile au début, il installe peu à peu une tension saisissante. A elle seule, Alexandra Lamy fait revivre l'anniversaire de Sarah Bernhardt ou la première chahutée d' « Ubu Roi ». Lorsqu'elle décrit le harcèlement d'Edwards, jusqu'au viol, elle est bouleversante.

T.D


 
     
     
  Fousdetheatre.com  
 


L'actrice effectue un retour sur les planches des plus réussis. Dans "La Vénus au Phacochère", seule en scène, sous la délicate direction de Christophe Lidon, elle incarne avec une évidence, une sincérité, et un naturel formidables trois personnages de la Belle Epoque à travers leurs échanges épistolaires, cocasses puis émouvants. Si ces protagonistes ont bien existé, lettres, télégrammes ou pneumatiques sont le fruit de l'imagination fertile de Christian Siméon, à la plume élégante, spirituelle et pétillante. Une petite heure dix de théâtre savoureuse à côté de laquelle il serait bien dommage de passer.

La pièce évoque le destin de Misia Sert, célèbre pianiste aux idées avant gardistes, militant pour son indépendance d'esprit et financière, muse d'intellectuels et d'artistes de la fin du XIXème (Lautrec, Renoir...), mariée à Thadée Natanson, directeur de la Revue Blanche. Parce que ce dernier cautionnera la publication d'un article intitulé "De l'infériorité de la femme", l'harmonie du couple en sera ébranlée, comme le révéleront d'une part la correspondance des époux, de l'autre celle de la pianiste avec son amie Geai, créatrice-modiste haute en couleur. Par ailleurs, la volonté acharnée d'un richissime et vulgaire homme d'affaire de conquérir, de "s'offrir" Misia par tous les moyens, sans que cela n'inquiète jamais Natanson, achèvera de distendre des liens qui ne se resserreront jamais.

Sobrement, subtilement, sans artifice ni accessoire, Alexandra Lamy passe d'un personnage à l'autre. Un geste, une intonation suffisent pour que le spectateur devine Misia, son mari ou Geai. Du rire aux larmes, elle nous embarque avec la même justesse, traverse les évènements avec une fervente légèreté, une gravité ethérée... Jolie palette de possibilités exposée par celle que l'on a trop longtemps enfermée dans des rôles de blondes un peu hystéros, déclinaisons du programme TV à succès dans lequel elle fit ses débuts.

A l'Atelier, jusqu'au 16 février seulement.

Ne tardez pas !