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L’amitié de Marie-Antoinette et du Chevalier d’Eon joliment mise en lumière…

17 mai, 2014 par Thomas Baudeau.


Gracieux moment de théâtre que cette « Royale Légende » imaginée par Frédéric Mancier et Bernard Larré, échanges épistolaires fictifs entre la dernière reine de France et l’espion travesti narrant vingt années d’une complicité, d’une amitié bien réelle. Plume précise, vivante, élégante, amusante, transposition scénique habile, inventive, délicate, interprètes touchants… Le spectacle, modeste mais soigneusement produit, s’avère une totale réussite. A voir jusqu’au 8 juin seulement au Lucernaire. Puis à Avignon en juillet.

De l’arrivée à Versailles de l’épouse de Louis XVI alors qu’elle a quinze ans à peine jusqu’à son exécution, du paroxysme de la carrière du chevalier dans les service secrets, en Russie puis en Angleterre, à sa disgrâce royale, cette correspondance mêle confidences intimes, parfois poignantes, dialogues cocasses et évocation d’un monde en pleine mutation, d’un peuple se préparant à la révolution. Portraits de deux figures hors normes, prisonnières de conventions, codes ou protocoles, se rejoignant dans leur combat pour exister comme elles le désirent. Difficulté de porter la couronne, difficulté d’être femme, d’être femme quand on est un homme (ou inversement)…

A mesure que la partition déshabille les âmes, Xavier Berlioz, dans sa pertinente mise en scène, vêt les historiques héroïnes de leurs costumes d’apparat. Portant un simple jupon en début de représentation, chacune se fera l’habilleuse de l’autre, au fil d’une chorégraphie parfaitement orchestrée, riche de sens, révélant progressivement le poids d’un masque de cour, d’un masque sociétal. Avant un final assez bouleversant, dont nous tairons l’effet saisissant, où les apparences rejoindront les esprits tourmentés… Nadine de Gea offre à sa Marie-Antoinette l’ensemble des couleurs nécessaires au personnage. A la fois pétillante, forte, sensible, humaine. Patrick Blandin, en Chevalier d’Eon, a su trouver une féminité fort juste, jamais grotesque. Tous deux portent avec enthousiasme, conviction, la représentation. Amusent. Emeuvent.
N’hésitez pas !


 
TÉLÉRAMA SORTIR

Royale légende On aime

Avez-vous déjà lu la correspondance entre la reine Marie-Antoinette (1755-1793) et le chevalier d’Eon (1728-1810) ? Non ? Normal, elle n'existe pas. Né de l'imagination de Bernard Larré et de Frédéric Mancier, cet échange de missives entend retracer vingt ans d'amitié entre des personnages au même destin ambivalent : adulés d'abord, puis haïs. Dubitatif, au début, sur l’intérêt du propos, on s'attache peu à peu à ces deux êtres complexes aux rêves de liberté incompatibles avec leur situation, avec leur époque. A l'intelligence du texte s'ajoute une interprétation sensible de Patrick Blandin et Nadine de Géa, tous deux d'une bouleversante sincérité.

Michèle Bourcet
   
 
FIGAROSCOPE

« (…) Nadine de Géa lui prête son charme, sa sensibilité, son talent. Patrick Blandin est impressionnant aussi (…)
Ce genre de biographie pullule désormais sur les scènes parisiennes. Celle-ci est intelligente, riche de renseignements, bien faite et, sans conteste, des plus originales ».

Jean-Luc Jeener
   
   
 
LA REINE ET LE TRAVESTI

"LOYALE LÉGENDE" TIRE LE FIL D€ LA CORRESPONDANCE FANTASMÉE ENTRE MARIE-ANTOINETTE ET LE CHEVALIER D'ÉON. OU L'HISTOIRE VUE PAR LE PETIT TROU DE LA SERRURE.

PAR JEAN-lUC JEENIR


ÉTait-ce un homme, était-ce une femme ? Les contemporain* puis les historiens se sont posé La question avec, le plus souvent, une curiosité quelque peu graveleuse. Le chevalier d'Ëon était, en tout cas. un séducteur patente et un diplomate des plus efficaces. Pour les auteure. Bernard Larré et Frédéric Mander, le doute n’est pas permis : Éon était mâle Un mâle travesti en femme, ce qui lui permettait de séduire les jeunes femmes et de percer des secrets qu'il n'aurait pas obtenus sans cela. Ils imaginent une correspondance active et une amitié exclusive de vingt ans entre la reine Marie Antoinette et le beau travesti. Qu’importe l'histoire pourvu qu'on ait le spectacle.
Xavier Berlioz le réduit en un face-a-face mondain entre les deux protagonistes Qui va être la plus belle ? L'Autrichienne sans aucun doute, avec sa jolie robe de reine, peu aimée des Français. Nadine de Géa lui prête son charme, sa sensibilité, son talent Patrick Blandin est impressionnant aussi, jouant sur l'Indétermination du sexe et sur l'ambiguïté que cela suscite. Ce genre de biographie théâtrale pullule désormais sur les scènes parisiennes.
Celle-ci est intelligente, riche de renselgnements, bien faite et sans conteste, des plus originales. Mais on éprouve tout de même un sentiment collant d'inutilité.
   
 
FRANCE INTER

« Extraordinaire (…) Nadine De Géa époustouflante de qualité (…) un spectacle que je recommande, une jolie pièce (…) ce soir-là, j’ai rêvé. »

Alain Baraton
   
 
Froggy's Delight

« (…) une originale et réussie déclinaison du théâtre dit "de conversation" (…) L'écriture est intelligente et subtile use d'un beau français dépourvu de pédanterie (…) une belle et tragique scène ultime (…)la partition est habilement construite et la mise en scène de Xavier Berlioz s'avère efficace (…)les deux comédiens sont épatants. (…)Jeu juste, mesuré, tout en nuances, presque en retenue pour ne pas céder à la connotation anecdotique et à la facilité de l'effet, Nadine de Géa, à la sensibilité à fleur de peau, et Patrick Blandin, avec le brin de préciosité adéquat, constituent un duo virtuose pour petite musique de chambre. »

Martine Piazzon
   
 
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