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publié le lundi 6 juillet 2015

Avignon Off : Z'Ombres, comment accorder vieillesse et jeunesse intérieure

Z'Ombres est un regard joyeux, satirique et réfléchi sur un état inéluctable, la vieillesse.

Portée par deux comédiennes complémentaires de grands talents, mère et fille dans la vie, Isabelle Pirot et Marie Frémont, cette pièce évoque le récurent constat : oui le temps passe accentuant sa vieillesse mais au fond de nous-même ne gardons-nous pas une jeunesse intérieure ?
Sur scène les deux personnages n'ont font plus qu'un : qui a l'âge de la Sagesse, de la Connaissance, de la Sérénité, du Discernement et son "ombre" juvénile pleine d'entrain et de feu intérieur. Devant une réalité émouvante, la prochaine mort de l'amie Anaïs, le mot vieillesse ou plutôt déclin, dépérissement se pose ce questionnement : comment "peut-on rester debout au maître-poste de sa vie ?".
La mise en scène subtile , avec ses ombres chinoises, et des textes délicieusement adaptés mettent en lumière ce relationnel entre la femme d'avant, pleine d'entrain et de fantaisie à 18 ans et celle d'aujourd'hui, sexagénaire usée et au final lucide. Une tragi-comédie qui se doit de plaire aux différentes générations.



 
Froggy's Delight

Vieillir c’est dans la tête seulement ? Une femme à la soixantaine fait le constat du temps qui passe et se revoit aussi à dix-huit ans. Elle a gardé la même jeunesse du coeur qu’elle tente de concilier avec la vieillesse du corps.
Analysant avec autodérision le vieillissement, "Z’ombres" convoque les fantômes des personnes aimées, des années perdues ou gagnées, de l’expérience. Il y a aussi la mémoire qui s’échappe et le corps qui parfois ne répond pas. Il y a cette phrase de son grand-père : "vieillir ça dépend quand on a fini de vivre" qui éclaire sa vie.
Sur le plateau, Isabelle Pirot avec une délicatesse exquise et Marie Frémont, pétillante et captivante (à la diction parfaite) se partagent la parole ou parlent en choeur avec une complicité confondante en un joli jeu de miroir. Et bougent avec grâce et énergie, comme dansant un singulier ballet à deux. Aurore Frémont signe une belle mise en scène qui met en valeur le texte tendre et sensible d’Isabelle Pirot. Les deux comédiennes évoluent avec fluidité autour de la scénographie efficace de Claude Lenoir : deux portiques encadrant des bandes verticales qui servent de passage ou d’écran pour des ombres chinoises. Il y a cette lumière qui vacille mais cette petite flamme qui se bat toujours.
Sans pathos, "Z’ombres" parle juste et touche au coeur. Ne passez pas à côté de ce spectacle émouvant qui fait tout simplement du bien.


Nicolas Arnstam
   
 
la provence

LE BALCON

Z’Ombres (****)

Une réflexion très bien écrite sur le temps qui passe, sur le filtre de la jeunesse que nous gardons en nous tous : les têtes grises se mesurent toujours à l’aune de leurs 18 ans. Le propos pourrait être nostalgique, amer, voire désespéré face à ce déclin inéluctable. Au contraire, il est joyeux et optimiste, la mort rime avec la vie et la vie avec la vie, quel que soit l’âge. Plus qu'une vision épicurienne du monde, c’est un refus de la fatalité et du déclin de la vieillesse. Si l’on rit cependant, la faute en revient à ces deux excellentes comédiennes si touchantes. La très expérimentée Isabelle Pirot et la très pétillante Marie Frémont jouent le même personnage qui se dédouble entre sa fin de vie et sa part de jeunesse refusant d'abdiquer. Une trouvaille géniale, les deux parts d’ombres s’affrontent et se retrouvent, se racontent l'une l’autre pour mieux être une et indissociable. Une création magnifique à ne pas rater, du moins si vous conservez toujours en vous, précieusement, l’âme de vos 18 ans.

JEAN-CLAUDE PlOGÉ
   
 
time out

dimanche 19 juillet 2015


Z'ombres

Le temps qui passe, vaste sujet. Pièce de théâtre guillerette, 'Z'ombres' aborde avec humour et poésie la grande question de la jeunesse. Sur un plateau à la scénographie épurée, deux comédiennes que plusieurs décennies séparent jouent le même personnage : une femme de 60 ans. 60 ans ? Pas vraiment, car selon l'héroïne : « J'ai 18 ans, ben oui. J'en ai pris 40 pardessus, 40 qui ne les ont pas recouverts. » En vrai, les années ont passé et les sillons de la vieont tracé leur chemin.
Pour le personnage en prise avec sa soixantaine d'années, c'est à la fois dans le regard des autres et dans l'extrême paradoxe de la maturité que tout se joue. Entre récit de vie et réflexions métaphysiques, la pièce d'Isabelle Pirot (qui joue sur scène son propre texte) aborde avec délicatesse l'incohérence du temps qui passe : le fait de se sentir à la fois dans la force de l'âge et de souffrir de ses rotules.
Un questionnement que la metteur en scène Aurore Frémont a imaginé avec sobriété dans un décor composé de deux rideaux à lanières blanches et d'une banquette. Le personnage dédoublé (la jeune et la moins jeune) navigue ainsi au gré des histoires entre l'avant-scène et les lamelles de plastique du décor. Un monologue à deux voix pendant lequel il est question de la mémoire qui fait défaut, du corps qui vieillit trop vite et d'une chercheuse surnommée la Petite Mamie par une aide-soignante peu psychologue. La vieillesse sous toutes ces coutures. Mais si on apprécie la fraîcheur du spectacle (malgré le sujet, plombant !), c'est surtout l'interprétation joyeuse, clownesque et pleine de créativité de Marie Frémont qui interpelle.
Véritable Jiminy Cricket, la jeune comédienne illumine littéralement la pièce. 'Z'ombres' sort ainsi de l'obscurité et on l'espère pour encore quelques belles années.

Elsa Pereira
   
 
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