Image Pièces Fauteuils de théâtre
   
 
   
   
Affiche-L'éveil du chameau
PRESSE
  L’ÉVEIL DU CHAMEAU
Figaro scope
L'OBS
 
LE PARISIEN
Théâtral magazine
 
 
 
 
   
CHARLIE HEBDO
 
 

Ah ! le chameau et ses chamelles, animal à harem s’il en est.
Ici, le mâle est humain, macho aux compétences séductrices, à l’indélicatesse mufle, de ceux qui pensent que la femme n’est bonne qu’à la culbute et aux expériences sexuelles aux nuances variées.
Elle, à l’angoisse filiale d’une mère dont la fille enceinte est déjà abandonnée par le géniteur, entre de manière intempestive dans l’enclos du camélien au repos, père du concepteur en fuite. Mettant de côté ses principes à la rigidité bourgeoise, elle domptera le chameau mal léché sur son terrain de jeu préféré : le sexe.
Sans être féministes, les dialogues sont caustiques, voire tendus, percutants tout en restant drôles lorsqu’ils d’écrivent l’attitude fuyante du mâle ; et on se laisse prendre par une comédie flirtant allègrement entre légèreté taquine et tension déconcertante.
Le tout dans une fluidité rendue possible par le jeu habile des comédiens, qui s’amusent à distiller avec ingéniosité le chaud et le froid, le torride et le tendre.

Gil CHAUVEAU



 
L’OBS


Elbé et Schulz nous enchantent

Après quelques comédies de boulevard ineptes ressorties du placard ces temps-ci, celle de Murielle Magellan, bien réglée par Anouche Setbon, répare nos soirées perdues.
Pourtant l’intrigue – dont fut tiré le film d’Anne Giafferi « Ange et Gabrielle » - ne casse pas des briques : Maryse s’introduit chez Mickaël. Sa fille est enceinte, et le fils de Mickaël nie sa responsabilité. Seulement Mickaël, qui s’est lui-même toujours désintéressé de ce rejeton qu’il connaît à peine, se refuse à intervenir. Faut-il préciser que les deux parties se rapprocheront ? Tout repose sur la suavité du dialogue et la grâce des interprètes. Comme Pascal Elbé et Barbara Schulz ne manquent ni l’un ni l’autre de sensibilité et de charme, on passe un moment délicieux.

J.N.

   
 
LE PARISIEN
 
CHARMANT CE CHAMEAU

Deux êtres très différents qui vont être le révélateur l’un de l’autre. La recette n’est pas nouvelle mais elle est efficace.
Le chameau, c’est Michaël, travailleur de l’humanitaire qui fuit toute responsabilité personnelle. Déboule alors Maryse, révoltée que le fils de Michaël se soit défilé après avoir mis sa fille enceinte. Un face-à-face élégant joué avec naturel par Pascal Elbé et Barbare Schulz
   
 
Théâtral magazine

Par Gilles Costaz


Cœur dur contre cœur tendre…


On peut travailler dans l’humanitaire et avoir un caractère de cochon. C’est le cas du « chameau » qui bosse dans son coin avec une assistance à laquelle il mène la vie dure et qui rêve de douceurs sexuelles quand il émerge du boulot.
Pourtant la femme frappe à sa porte ne vient pas avec des idées voluptueuses. Elle veut lui rappeler qu’il a un fils et que ce fils n’est pas exemplaire : ce serait bien qu’un père tienne son rôle de père. Leur rencontre aura des résultats inattendus. Les cheminements de l’amour et de la réflexion sont toujours mystérieux.
Murielle Magellan lit bien dans le cœur des êtres humains ; elle a aussi le sens des dialogues frappés et musclés. Un jour elle écrira une grande pièce. Ce texte-là est bien fiche, dépeint des caractères tranchés et va vers sa conclusion avec de jolies bouffées d’air. Cela reste quand même assez mince, même si tout sonne juste dans ce parcours des sentiments et du désir nerveusement mené par Anouche Setbon. Pascal Elbé est un bourru comme on les aimes : l’acteur sait être odieux et touchant, ce qui est un tour de force. Valérie Decobert donne un relief sensible à un rôle effacé.
Quant à Barbara Schulz, on est heureux de la retrouver sur une scène : elle est fragile, touchante et lumineuse. Le méchant Elbé et la douce Schulz composent un parfait tandem de théâtre.
 
     
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